Voeux : « Notre ville et ses habitants sont en mouvement » - Saint-Philbert-de-Grand-Lieu

lundi 14 janvier 2013

Monique Rabin a décliné ses voeux sur le thème « d'une commune et d'une population, en mouvement ».


« Saint-Philbert-de-Grand-Lieu est une ville en mouvement, reconnue Pôle de centralité par l'État, la Région et le Département. Les projets avancent, la démographie progresse régulièrement et l'équipe municipale que j'anime est elle-même en mouvement... » En déclinant tout ce que le passif philibertin pouvait avoir de positif et en rebondissant sur les projets à venir, le discours des voeux de Monique Rabin, vendredi soir salle du Marais, était résolument optimiste.
La démographie ? « Si le nombre d'habitants est actuellement de 8 220 Philibertins, le recensement en cours devrait montrer que ce chiffre sera dépassé. » La ville est en travaux ? « C'est que les projets avancent ! » Le magasin Lidl ouvrira en mai et le groupe Intermarché vient de finir d'acquérir les terres horticoles. Les travaux de la place de l'Église, qui démarreront d'ici la fin du mois avec un marché hebdomadaire maintenu sur la place après les travaux et étendu à la rue Saint-Antoine, ainsi que la Maison Quillaud, viendront renforcer l'attractivité du centre-ville. Les salles Tokyo, Sydney et Montréal sont en cours de réhabilitation. La construction de la piste d'athlétisme se fera en 2013 comme l'extension de l'école Jacqueline-Auriol et de l'accueil de loisirs.
En 2013 également, sera présenté le nouveau quartier de la Grève, près de la piscine. Le projet de la Communauté Saint-François, réanimé en 2012, accueillera des activités culturelles, économiques et touristiques. « En revanche, le transfert de la mairie sur ce site est abandonné et les services resteront rue de l'Hôtel-de-ville », a annoncé Mme Rabin. Le quartier des Grenais sera « un quartier de nouvelle génération, économe en énergie et convivial » ; le nouveau complexe sportif, route de Saint-Colomban et le terrain de foot synthétique font l'objet d'un plan d'investissement pluriannuel.
Politiquement ? « Avec mes collègues, nous luttons contre la culture de « l'inespoir, a souligné Mme Rabin. Nous voulons être inventifs et ne jamais céder sur nos valeurs. À l'intercommunalité, nous travaillons pour passer d'une vision technique et comptable à une vision d'aménagement du territoire... »
En conclusion, Monique Rabin a rappelé le contrat que son équipe avait signé avec la population en 2008. « Nous sommes raisonnablement optimistes, a-t-elle assuré et motivés par la conviction que nous construisons ensemble une ville plus belle, plus solidaire, plus active. »

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Place de l'église: c'est parti pour quatre mois de travaux - Saint-Philbert-de-Grand-Lieu

samedi 26 janvier 2013

Les travaux de la place de l'église démarrent lundi et dureront jusqu'en mai.


« Comme convenu, les travaux vont démarrer le lundi 28 janvier pour s'achever au mois de mai... » Claude Denis, conseiller municipal délégué aux transports et déplacements, présente les travaux de rénovation de la place de l'église, qui vont modifier, durant quatre mois, les habitudes des Philibertins. « Le chantier va être divisé en trois phases, détaille-t-il, deux phases principales et une phase de finitions. »
La première phase, qui aura lieu à partir de lundi prochain jusqu'à mi-mars, concernera l'avant de la place de l'église. La seconde, qui traitera l'arrière de l'église, s'enchaînera entre mi-mars et mi-mai. « Durant les travaux, insiste l'élu, la circulation sera possible sur la chaussée pour toute la durée de ces deux phases. » À noter qu'entre les deux premières phases, les travaux seront interrompus durant une semaine. La troisième phase aura lieu de mi-mai à mi-juin. « Cette phase, précise M. Denis, concernera les finitions sur l'ensemble de la place (éclairage public, mobilier urbain, signalisations, etc.) et la circulation sera bloquée durant trois jours pendant cette période pour la réalisation des enrobés sur la voirie. »
Des informations régulières seront diffusées chez les commerçants et sur le site internet de la ville dans la rubrique, « Projets et travaux ». « Le marché du dimanche matin sera maintenu pendant les travaux, confirme de son côté Paul Desveronnières, premier adjoint. Durant la première phase, il sera transféré à l'identique à l'arrière de la place de l'église et à la fin de la première phase, il reviendra sur la partie avant de la place. » Pour l'avenir, un nouveau plan de marché a été conçu, en concertation avec les commerçants du marché hebdomadaire, afin de faciliter et sécuriser les déplacements piétons et agrandir la surface d'exposition. « Très important pour les usagers du marché, insiste M. Desveronnières, durant la première phase des travaux, il sera interdit de stationner à l'arrière de la place de l'église, le dimanche, de 6 h du matin à 14 h, du 3 février au 17 mars ! » La Ville incite les usagers du centre-ville à se stationner sur les parkings alentours, « qui proposent 800 places de stationnement dans un rayon de 500 m, et 400 places dans un rayon de 250 m. »
Durant toute la durée des travaux, les commerces du centre-ville, avec lesquels la rénovation de la place et les phases des travaux ont été concertées, resteront ouverts et accessibles.

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Au fil du conseil municipal - Saint-Philbert-de-Grand-Lieu

mercredi 02 janvier 2013



Lors du dernier conseil municipal, trois délibérations ont fait l'objet de débats.
Tourisme
L'enjeu: renforcer et élargir l'offre touristique. L'opposition: Quelles sont nos orientations au niveau du tourisme et de l'intercommunalité ? La majorité: Nous avions écrit à l'ensemble des communes sur ce sujet et avons eu très peu de réponses. Et, au moment où l'on parlait des recrutements, s'est créé un syndicat d'initiative local à La Chevrolière. Donc, ce n'est pas très bien parti pour une compétence intercommunale au sens de la communauté de communes. En revanche, nous développons notre coopération avec Machecoul pour le tourisme vert et avec Legé en mutualisant un emploi chargé du développement des publics, qui a permis notamment cette année de faire évoluer de plus de 50 % la fréquentation à l'office.
Piste d'athlétisme
L'enjeu: inscrite au budget 2012, la piste d'athlétisme devait être réalisée cette année-là. Les premiers sondages ont révélé que les déchets de déconstruction de l'ancienne piscine avaient été enfouis sur site. Le surcoût entraîné provoque un retard. Les crédits et la réalisation ont été reportés en 2013. L'opposition: Nous nous questionnons sur le choix du site. Plusieurs législations s'appliquent dans ce secteur et posent des difficultés. Maintenez-vous le projet dans le site actuel et combien va coûter l'extraction des gravats ? Nous regrettons qu'il n'y ait pas eu de réflexion collective pour un autre site. La majorité: Collectivement, l'AR Sud Lac et les collèges, comme le conseil général et la police de l'eau nous assurent que c'est le bon emplacement. Il est impossible de construire une piste d'athlétisme au futur collège des Grenais. Pour les gravats, ce n'était pas prévisible, nous l'avons découvert en cours de chantier. La question de l'extraction est en cours de discussion. La réalisation est prévue sur le même site pour 2013.
Retz-Agir
L'enjeu: l'association, dont une partie des activités s'exerce à Saint-Philbert, va tout regrouper à Machecoul. L'opposition: Nous comprenons l'argument du coût de la location, mais nous regrettons que Retz-Agir, qui a fait ses preuves sur le secteur, parte. La majorité: Retz-Agir voulait acquérir les locaux, mais nous ne sommes pas propriétaire. Il s'agit d'un problème de coût et non d'un choix partisan. Nous continuerons à faire confiance à Retz-Agir.

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Un nouveau partenaire pour la communauté Saint-François - Saint-Philbert-de-Grand-Lieu

lundi 31 décembre 2012

Le projet de la communauté Saint-François redémarre avec la mise en place d'un nouveau partenariat, commune-département, via la toute nouvelle Agence foncière de Loire-Atlantique.


En 2007, la communauté Saint-François est en vente. La commune, ne pouvant l'acquérir, recourt au bailleur social, Habitat 44, qui l'achète. Le site comprend quatre hectares dont une partie est occupée par les bâtiments conventuels. Mais seul, un demi-hectare est hors zone humide et donc constructible. Une surface insuffisante pour un projet de logements sociaux qui conduit Habitat 44 aujourd'hui à se retirer.
En 2012, le département crée l'Agence foncière de Loire-Atlantique. L'opportunité pour la commune de redémarrer le projet tout en en gardant la maîtrise, notamment en lançant prochainement « des ateliers de réflexion sur le site de la communauté ». Lors du dernier conseil municipal, il a été décidé de mettre en place un portage foncier avec le Conseil général. « L'Agence foncière, a expliqué Monique Rabin, maire, achèterait à Habitat 44 l'ensemble de la propriété et la commune assumerait la charge financière au niveau des intérêts. À terme, a-t-elle ajouté, la commune ou des investisseurs pourront racheter des îlots. »
La commune propose à l'Agence foncière de créer du logement dont 20 à 30 % de logements sociaux en accession ou en location, de préserver le patrimoine bâti et d'accueillir des activités économiques et sociales, touristique et de loisirs. « Nous reconnaissons le rôle important de l'Agence foncière, est intervenu Stéphan Beaugé, conseiller d'opposition, mais nous avons une position différente sur le contenu et les idées. Par exemple, il y a des lieux à Saint-Philbert qu'il faut préserver, la première question étant : faut-il urbaniser ce secteur ? » « Nous sommes en plein coeur de ville, a répondu Florence Le Coz, adjointe à l'urbanisme, il y a beaucoup de demandes et des personnes âgées vivant dans les villages ont besoin de se rapprocher du bourg... »
Monique Rabin a conclu, en soulignant que « dans la restitution de l'étude urbaine, il y avait la volonté de préserver le poumon vert de Saint-Philbert jusqu'au centre de la commune. L'essentiel de l'emprise de la communauté est en zone naturelle protégée (NP), a-t-elle précisé, c'est-à-dire, non constructible. Seul, le pré du Brandais pourra être découpé pour un demi-hectare constructible. Nous allons donc optimiser le projet sur les bâtiments conventuels et toute la zone NP restera naturelle. » Le projet a été voté à l'unanimité moins les quatre abstentions de l'opposition.

Une inauguration originale pour le quartier de la Papine - Saint-Philbert-de-Grand-Lieu

lundi 17 décembre 2012

Florence Le Coz et Xavier Douaud, ici sur l'aire de jeux de la Papine, ont préparé une inauguration originale des aménagements du quartier, mercredi, avec l'équipe municipale, les maisons de retraite et familiale rurale, la résidence, jeunes travailleurs et l'Atto.


« Pour cette inauguration, nous avons voulu associer la maison de retraite et la résidence jeunes travailleurs, la Maison familiale rurale et tous les habitants du quartier, qui ont tous fortement contribué à ce projet de mixité sociale... » Florence Le Coz, adjointe au développement du territoire, et Xavier Douaud, conseiller délégué aux loisirs, invitent la population à venir inaugurer, mercredi prochain, les nouveaux aménagements du quartier historique de la Papine et de la rue des Avenaux. Initiée par la municipalité précédente et réalisée par l'équipe actuelle, cette rénovation concerne trois sites distincts : la rue des Avenaux, la rue de l'Île Verte et le plateau surélevé de la rue Félix-Platel.
« Le projet a permis de reprendre tous les réseaux techniques, expliquent les élus, et préfigure une liaison interquartiers entre la Boulogne et les jardins de la communauté Saint-François. »
Mais le leitmotiv de ces aménagements reste la mixité. Mixité d'accès, avec une zone 30 sur le secteur, qui accueillera piétons et personnes à mobilité réduite, cyclistes et automobilistes. Mixité également avec la nature du quartier, qui réunit donc habitants, résidents de la maison de retraite et jeunes travailleurs, unités de logements sociaux et logements privés. « Toutes les liaisons du site et les accès sont ouverts sur l'espace public, expliquent les élus; nous avons mis en valeur le ruisseau Saint-Rémy, aménagé l'ancien bassin d'orage en petit plan d'eau et réorganisé le stationnement. »
Enfin, pour compléter cette mixité, un espace jeux a été aménagé devant la maison de retraite. « Les anciens viennent voir les enfants jouer, confirme M. Douaud, ce qui renforce le lien entre les générations... » D'où le projet d'une inauguration originale, mercredi. « Cette inauguration prendra la forme d'un parcours découverte des sites », révèlent les deux élus. Le cheminement partira à 17 h 30, sous forme de marche chantée animée par l'Atto, de la rue des Avenaux vers la maison de retraite où anciens et jeunes de la MFR auront préparé vin chaud et chocolat. Puis, toujours en chantant, les participants se rendront à la RJT, où les jeunes accueilleront le cortège avec des animations. Discours et vin d'honneur concluront le parcours.
Coût de l'opération : 548 341 € pour la rue des Avenaux et 1 064 828 € pour l'aménagement de la rue de l'Île Verte et du carrefour de la rue Félix-Platel (aide de 55 000 € du département).

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novembre 2012 - Décembre 2012 -
 
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Editorial de ouest france
je pense qu'il faut vraiment méditer sur cet article, et se poser la question de quel modèle d'éducation nous voulons proposer à nos enfants. Nous ne pouvons pas tout métriser, tout contrôler, c'est bien cela l'intérêt de la vie.

samedi 17 novembre 2012

L'utopie du risque zéro

Six ans de prison ferme, neuf millions d'euros de dommages et intérêts à verser aux parties civiles, interdiction de travailler pour l'administration : telle est la lourde condamnation qui a frappé, en octobre, sept experts de la commission italienne des grands risques.
En 2009, un tremblement de terre avait ravagé les Abruzzes, entraînant la mort de 309 personnes. Il est reproché aux experts de n'avoir pas prévu la catastrophe, d'avoir fourni des informations inexactes, incomplètes et contradictoires sur ces secousses qui se succédaient depuis plusieurs mois et inquiétaient les habitants. Ces scientifiques se montraient même rassurants. Cependant, le drame survient, privant des milliers de personnes de leurs habitations.
On comprend la souffrance des habitants et leur ressentiment. Mais se pose une question : est-il possible de prévoir un tremblement de terre à quelques jours près ? Non, répondent les scientifiques qui estiment, de plus, qu'en Italie ce risque est permanent. Leur condamnation a fait réagir la communauté scientifique et tous les membres de la commission grands risques ont démissionné.
Le président de la commission a estimé qu'un tel verdict, « c'est la mort de la collaboration entre l'État et les scientifiques ». Ceux-ci ne sont plus en mesure de travailler sereinement. Ceux qui seront chargés d'analyser les prévisions de risques seront enclins à multiplier les alarmes à la moindre occasion, semant ainsi la panique dans la population. Or on ne peut ni prévoir ni exclure le risque de séisme...
Non au bouc émissaire
Mais voici qu'en France, ces jours derniers, un problème de même nature est abordé. Il s'agit d'une psychiatre qui se retrouve sur le banc des prévenus. Elle est poursuivie pour homicide involontaire, après un meutre commis par un des ses patients. Le procureur a requis contre elle un an de prison avec sursis. Cinq syndicats de psychiatres la soutiennent car sa responsabilité, à leurs yeux, « apparaît pratiquement nulle » (1). « Les psychiatres ne sont pas des policiers », estiment-ils.
La psychiatrie n'est pas une science exacte. Une condamnation serait une pression qui finirait par transformer les psychiatres en « gardiens de l'ordre public ». On veut désormais que le médecin évalue la dangerosité. Dans ces conditions, « le médecin n'aura donc plus à faire un diagnostic, mais un pronostic », ce qui pousse l'Académie de médecine et le Conseil national des compagnies d'experts en justice à dénoncer « l'utopie du risque zéro ».
C'est bien ce désir de sécurité qui sous-tend ces verdicts et ces réquisitoires. Dans notre monde aseptisé, policé, régulé, organisé, on voudrait se soustraire à tout danger. S'il survient, on recherche aussitôt la cause, ce qui est normal. Mais on va plus loin, en s'efforçant de découvrir l'auteur de l'accident. Il nous faut un coupable. Ce fameux bouc émissaire que l'on peut frapper pour se soulager de sa peur et de sa colère.
Ces drames sont, en effet, des drames affreux. Mais le pire est souvent de se donner bonne conscience et de se rassurer en accusant et en condamnant même ceux qui s'efforcent de veiller pour épargner, autant qu'ils le peuvent, les dangers qui nous menaceront toujours.
(1) Le Monde, 15 novembre 2012.
François Régis Hutin